Conférences

La Société champenoise de musicologie met en place un cycle de conférences assurées par des spécialistes, portant sur des sujets liés à l'actualité de la recherche musicologique ou de la programmation musicale rémoise, et destinées à un public large. Les conférences sont suivies d'une discussion avec le public.

  
Vendredi 24 mai 2013 – 18h
Maison de la vie associative, 122 bis rue du Barbâtre, Reims.  Entrée gratuite.
"George Onslow : Gentleman Compositeur"
Par Viviane Niaux

George Onslow (1784-1853), que l’on redécouvre seulement depuis une vingtaine d'années, suscite aujourd'hui bien des interrogations. Comment ce grand maître, en qui l'on reconnaît aujourd'hui un créateur de tout premier ordre, a-t-il pu être oublié plus d'un siècle et demi après sa mort ? Au vu de ses 70 quatuors et quintettes à cordes, George Onslow incarne à lui seul la musique de chambre dans  la France musicale du 19e siècle. Anglais d'Auvergne et Parisien de Clermont-Ferrand, cet “européen” avant la lettre fut l'un des compositeurs les plus joués et les plus admirés en Allemagne où l’on adjoignait volontiers son nom au panthéon des trois grands maîtres : Haydn, Mozart et Beethoven.  Berlioz, qui n’avait pas la complaisance facile pour ses pairs, n’écrivait-il pas de son côté : “Monsieur Onslow, on le sait, est une des plus belles gloires musicales de la France car malgré son nom anglais, ce grand artiste est notre compatriote...” Il s'agit donc bien de répondre à cette question : pourquoi George Onslow, qualifié en son temps de “Beethoven français”, a-t-il connu un tel purgatoire de méconnaissance et d'oubli ? Nous nous attacherons donc à suivre la trajectoire d'une oeuvre ainsi que le parcours musical de son créateur pour faire apparaître les rouages tant sociaux que musicaux qui  décident de la postérité ou non d’une oeuvre.

Viviane Niaux est bibliothécaire du Centre de Musique Baroque de Versailles et chercheur associée à l’IRPMF (Institut de Recherche sur le Patrimoine Musical en France). Fondatrice en 1994 de l’Association George Onslow, elle est auteure du livre : “George Onslow : Gentleman Compositeur” (Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise-Pascal, 2003) et directrice du collectif : “George Onslow : un “romantique” entre France et Allemagne” (Lyon, Symétrie, 2010). Elle collabore à de nombreux projets musicaux autour de ce compositeur : catalogue de l’oeuvre, éditions de partitions, disques, conférences, colloques, concerts et publications musicologiques.

Vendredi 25 mai 2012 – 18h15
Maison de la vie associative, 122 bis rue du Barbâtre, Reims.  Entrée gratuite.
"Les techniques compositionnelles dans la Messe Nostre-Dame de Guillaume de Machaut"
Par Thierry Grandemange, Professeur Agrégé à l'Université de Reims Champagne-Ardenne.

La Messe de Nostre-Dame de Guillaume de Machaut est probablement l’œuvre la plus importante du xive siècle. Certains de ses aspects ont été largement étudiés et font l’objet d’un relatif consensus dans la communauté musicologique : sa position historique de premier cycle polyphonique complet à être composé par un seul homme, l’opposition entre les structures isorythmiques et les mouvements homophoniques, la recherche d’unité par l’organisation tonale ou motivique…
Il est toutefois un autre domaine qui demeure l’objet de controverses : le contrepoint de Machaut voit l’opposition entre la conception « verticale » de Daniel Leech-Wilkinson et celle plus « linéaire » de Margaret Bent. Le premier propose une interprétation décontextualisée et construit ses outils analytiques à partir de l’étude de l’œuvre elle-même, tandis que la seconde fonde les siens à partir des clefs que lui fournissent les théoriciens médiévaux. La préférence pour l’une ou l’autre de ces approches dépend pour une grande part de l’idée que l’on se fait de la musicologie.

Thierry Grandemange est professeur agrégé d’Éducation musicale, titulaire de quatre Premiers Prix du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et auteur d’une thèse soutenue en 2008 sur Les chansons d’Arnold et Hugo de Lantins. Depuis septembre 2006, il enseigne la musique médiévale à l’Université de Reims – Champagne Ardenne.

Jeudi 17 novembre 2011 – 18h30
Auditorium de la médiathèque Jean Falala, Reims.  Entrée gratuite.
"Les Femmes musiciennes d’Ancien Régime"
Par Bertrand Porot, Maître de conférences à l'Université de Reims Champagne-Ardenne.

Étudier les femmes musiciennes d’Ancien Régime relève d’un paradoxe : elles sont tout autant oubliées qu’elles ont pu être admirées à leur époque. Qui connaît en effet Marie-Françoise Certain, louée par La Fontaine, ou Élisabeth Jacquet de La Guerre, compositrice d’opéra ? 
Certaines parmi ces femmes ont su s’imposer dans le monde musical et se sont affranchies de bien des préjugés liés à leur sexe et leur condition. Toutefois, malgré leur renommée ou leurs qualités, bien peu nous reste sur leur carrière, car la musicologie ne s’est pas encore vraiment intéressée à ces artistes qui ont pourtant œuvré au rayonnement musical de leur époque. Le panorama proposé s’articulera en trois parties : l’origine sociale, l’éducation et la carrière.

Jeudi 6 octobre 2011 – 18h30
Auditorium de la médiathèque Jean Falala, Reims.  Entrée gratuite.
"Les deux visages du Requiem de Gabriel Fauré"
Par Marc Rigaudière, Maître de conférences à l'université Paul Verlaine de Metz.

Le Requiem de Gabriel Fauré, tel qu’on l’entend le plus souvent, est une mise en forme tardive de l’œuvre, réalisée vraisemblablement à contrecœur par le compositeur à la fin des années 1890 pour satisfaire une exigence de son éditeur Hamelle. Dès 1889, cependant, l’œuvre existait dans une forme cohérente que Fauré considérait comme aboutie et qui fut exécutée plusieurs fois. Il est donc particulièrement intéressant de retracer la genèse de ce chef-d’œuvre mondialement célèbre afin de mesurer la distance qui sépare sa version « originale » de sa version tardive. 

Marc Rigaudière, musicologue spécialiste de l’histoire de la théorie musicale des 18e et 19e siècles, a publié La théorie musicale germanique du XIXe siècle et l’idée de cohérence (Paris : Société française de musicologie, 2009). Il se consacre également à l’édition critique, et il a réalisé pour l’éditeur allemand Carus-Verlag une édition critique du Requiem de Fauré dans sa version « symphonique » de 1900 (CV 27.312, 2005), et récemment dans sa version avec petit orchestre de 1889 (CV 27.311, 2011).

Jeudi 15 septembre 2011 — 18h30
Amphithéâtre du Lycée Saint-Jean-Baptiste de La salle, Reims. Entrée gratuite.
—— Dans le cadre des festivités du 8e centenaire de la cathédrale de Reims. ——
"Henri Hardouin, maître de musique de la cathédrale de Reims dans le deuxième moitié du XVIIIe siècle"
Par Florence Doé de Maindreville, Maître de conférences en musicologie à l'Université de Reims Champagne-Ardenne.

Seront évoquées les œuvres musicales et le rôle essentiel joué par Henri Hardouin, tant au sein de la cathédrale de Reims comme maître de musique que dans la société civile comme directeur du Concert de la Ville.


Colloques

"Le patrimoine musical champenois"         15 et 16 mai 2008 à la Bibliothèque Carnegie, Reims
Actes du colloque publiés dans le numéro hors-série des Cahiers rémois de musicologie de juin 2010.


Expositions

"Le patrimoine musical champenois"        du 6 mai au 27 juin 2008 à la Bibliothèque Carnégie, Reims
Cette exposition a donné lieu à un dossier paru dans le numéro 5 des Cahiers rémois de musicologie.Cahiers_remois_de_musicologie.htmlCahiers_remois_de_musicologie.htmlCahiers_remois_de_musicologie.htmlshapeimage_2_link_0shapeimage_2_link_1